
Le 27 octobre 2025, des inconnus ont pris d’assaut la base de l’entreprise Magil au niveau de Yassa, mettant le feu à plusieurs engins et bâtiments. Cet acte de vandalisme compromet ainsi la fin des travaux de ce projet crucial pour l’infrastructure de la région. Actuellement, des constats sont en cours pour évaluer les dégâts et leur impact sur le projet.
Une journée de violences
Les événements se sont déroulés dans la matinée, lorsque des groupes de manifestants, selon les premières informations, ont envahi les locaux de l’entreprise. Les raisons de cette colère semblent liées à des revendications locales concernant le développement et l’emploi, des préoccupations qui prennent une tournure dramatique dans un contexte socio-économique déjà tendu. Les manifestants, armés de bâtons et de torches, ont rapidement pris le contrôle de la base, entraînant une réaction rapide des forces de l’ordre.
Dégâts matériels considérables
Les images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des flammes s’élevant des installations de Magil, ainsi que des engins lourds détruits par le feu. Selon des sources sur place, plusieurs bureaux et équipements ont été ravagés, entraînant des pertes financières considérables pour l’entreprise. Les constats effectués par les autorités locales devraient permettre de dresser un bilan précis des dommages, mais les premiers éléments indiquent que la reprise des travaux pourrait être fortement retardée.
Réactions et conséquences
Les responsables de Magil n’ont pas encore fait de déclaration officielle, mais des sources internes indiquent qu’ils sont en train d’évaluer la situation. De leur côté, les représentants de la communauté locale appellent au dialogue, insistant sur le fait que la violence n’est pas la solution. Toutefois, ils soulignent également que les préoccupations des habitants doivent être prises en compte, notamment en ce qui concerne l’impact du projet sur l’environnement et les opportunités d’emploi.
Vers une escalade des tensions ?
Cet incident intervient dans un climat déjà tendu à Douala, où les frustrations liées aux projets d’infrastructure se sont multipliées ces dernières années. Les autorités locales doivent désormais jongler entre la nécessité de maintenir l’ordre public et celle de répondre aux attentes légitimes des citoyens. La situation reste donc très volatile, et la question de savoir si d’autres manifestations suivront se pose.
Alors que Douala se prépare à entrer dans une nouvelle phase de développement, l’incendie de la base de Magil souligne les défis complexes auxquels la ville est confrontée. La nécessité d’un dialogue constructif entre les entreprises, les autorités et la population n’a jamais été aussi urgente. Dans l’attente des résultats des enquêtes, la ville retient son souffle, consciente que l’avenir de ce projet essentiel est désormais en jeu.
![]()

