
Le développement agricole est désormais au cœur des politiques publiques au Cameroun. Dans cette optique, la Chambre d’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche du Cameroun (CAPEF) a tenu sa deuxième session ordinaire de l’Assemblée Plénière le 28 janvier 2026, à Yaoundé. Cet événement majeur, présidé par Paul Martin MINDJOS MOMENY , a été l’occasion de rassembler près de 92 membres élus ainsi que des représentants des administrations sectorielles pour examiner et adopter le budget pour l’exercice 2026.

La Stratégie Nationale de Développement (SND30) place l’agriculture comme un secteur stratégique pour la transformation de l’économie camerounaise. L’augmentation de la productivité dans ce domaine est essentielle non seulement pour améliorer la sécurité alimentaire, mais aussi pour générer des revenus et des emplois, soutenant ainsi les familles et les communautés rurales.
L’Assemblée a réaffirmé son engagement envers cette vision en mettant l’accent sur l’importance d’une agriculture moderne et durable.Le budget adopté pour l’année 2026 s’équilibre autour de 4 milliards de francs CFA. Ce montant a été élaboré en prenant en compte les besoins et les défis du secteur.
Parmi les principaux objectifs, on note :
– Amélioration de la Productivité Agricole : Augmenter la production à travers l’innovation et les pratiques agricoles modernes.
– Sécurité Alimentaire : Garantir un approvisionnement alimentaire suffisant et diversifié pour la population.
– Emplois et Revenus : Créer des opportunités d’emploi dans le secteur agricole et augmenter les revenus des producteurs.L’assemblée a identifié plusieurs défis importants auxquels le secteur fait face :
1. Structuration des Interprofessions : Renforcer les organisations agricoles pour une meilleure coopération entre les acteurs du secteur.
2. Accès aux Technologies de Productivité : Faciliter l’adoption de technologies avancées pour améliorer les rendements.
3. Formation des Producteurs : Éduquer les agriculteurs sur des techniques culturales modernes qui répondent aux exigences du marché.
4. Mécanisation de l’Agriculture : Promouvoir l’utilisation d’équipements modernes pour accroître l’efficacité.
5. Adaptation aux Changements Climatiques : Mettre en place des stratégies pour faire face aux impacts des changements climatiques sur l’agriculture.
6. Résilience aux Fluctuations des Prix : Aider les agriculteurs à faire face aux variations des prix des produits agricoles.
7. Émergence de Jeunes Entrepreneurs Agricoles : Encourager la jeunesse à s’engager dans des initiatives agricoles créatives et innovantes.Un autre point notable de l’assemblée a été l’adoption d’un Manuel de Procédures Administratives et Financières.
Ce cadre vise à améliorer la gestion interne de la CAPEF en établissant des normes claires pour la gestion des ressources humaines et financières.
Ce manuel devrait favoriser la transparence et l’efficacité des opérations au sein de l’organisation.
La CAPEF, par cette réunion cruciale, a démontré son engagement à transformer le paysage rural du Cameroun. Les délibérations ont été orientées vers l’action, avec un appel clair aux membres et aux administrations pour collaborer afin de relever les défis du secteur agricole. Un sentiment d’optimisme a régné dans la salle, où de nombreux participants ont exprimé leur détermination à œuvrer pour un avenir prospère pour l’agriculture camerounaise.Cette session ordinaire de la CAPEF représente non seulement un tournant pour le développement agricole au Cameroun, mais aussi une opportunité pour les acteurs du secteur de se rassembler et de définir une vision commune. Avec un budget solide et des objectifs clairs, la CAPEF s’engage à jouer un rôle clé dans la transformation de l’agriculture, un secteur vital pour l’économie camerounaise et pour la vie de millions de citoyens. L’avenir semble prometteur, mais la route est encore longue. Une action concertée et continue sera indispensable pour réaliser ces ambitions.
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