
Une fake news circulant sur les réseaux sociaux tend à faire croire que le commandant de la Deuxième région militaire interarmées (Rmia 2), a sollicité l’attribution de 10 véhicules auprès de l’entreprise Eneo, afin d’assurer ses missions dans sa zone de compétence. S’il arrive parfois que l’armée camerounaise reçoive des dons de certaines sociétés. Cette autre cabale vise tout simplement à porter atteinte à l’image de celui dont la rigueur, mélée à la simplicité et à l’humilité ont été appréciées pendant la période électorale, malgré la manipulation qui tend toujours à désorienter l’opinion publique sur la toile. Dans tous les cas, ce document est un Fake. Les investigations de notre rédaction en témoignent d’ailleurs.
Depuis quelques jours, sur les réseaux sociaux une demande attribuée au Général de Brigade Ngolo Ngomba fait polémique. Dans un document non authentifié, l’officier général de l’armée camerounaise aurait demandé à l’entreprise ENEO, un don de 10 véhicules de marque (Landcruiser) afin d’assurer ses missions dans sa zone de compétence à savoir la deuxième région militaire interarmées. Sur la toile, c’est une déferlante de réactions qui s’en est suivie. Comment l’armée camerounaise peut- elle recourir à une entreprise commerciale pour s’équiper ? Pourquoi avoir choisir la marque ( Land cruiser) ? Pourquoi une demande de 10 véhicules ? Autant de questions qui trahissent la cabale contre le commandant de la Deuxième région militaire interarmées (Rmia 2), au regard du budget alloué au Général de Brigade Gabriel Ngolo Ngomba, et à la hauteur ô combien difficile de ses missions. D’aucuns font remarquer qu’il arrive parfois à l’armée de recevoir des dons des sociétés et missions internes. Par exemple, la CDC peut offrir une voiture à l’armée pour permettre aux éléments de cette dernière de faire des patrouilles dans ses plantations. IL semble possible, apprend-on, que l’armée se rapproche d’une structure et l’amène à initier le processus, comme si ledit processus était une initiative de ladite structure. Mais l’histoire nous apprend que les responsables militaires n’ont pas l’habitude de demander ouvertement ce genre de soutien à une entreprise commerciale. Le Général de Brigade Gabriel Ngolo Ngomba a été promu général de brigade en Juillet 2025 quelques mois avant l’élection présidentielle. Au plus fort de la dernière crise post-électorale, on a vu ce haut gradé de l’armée sillonner les rues de la ville de Douala à bord d’un véhicule blindé, tentant par le dialogue d’apaiser la tension des manifestants à Douala. Pendant que les tensions montaient du côté du littoral où il est responsable à maintenir la paix en tant que commandant de la Rmia 2, il a plutôt porté une casquette très simple. Il s’est comporté en frère, en père pour dialoguer avec la jeunesse dans les rues. Il est devenu un mendiant de la paix et au final, sa simplicité et son humilité ont imposé la paix, malgré la manipulation qui tendait toujours à désorienter l’opinion publique sur les réseaux sociaux. Il a marqué ce jour qu’il est apolitique dans le sens vrai.
Abnégation et au professionnalisme
A l’image des forces de Défense et de sécurité confrontées dès le lendemain de la clôture des opérations de vote et, principalement suite à la proclamation officielle du vainqueur de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, à des vagues de contestation et mouvements d’humeur, qui ont mis en péril la paix au Cameroun, M. Ngolo Ngomba a fait sien toutes les réformes en cours au sein de l’armée du Cameroun. Alors que beaucoup de ses concitoyens civils s’attendaient à une répression à la hauteur des dégâts causés et violences perpétrées, ils ont plutôt vu le tout nouveau Général de brigade parcourir les routes de la capitale économique, paré de tous ses attributs et sans son arsenal de guerre, entrer en contact avec les populations, cherchant à ramener la paix et l’ordre non pas à tous prix et par tous le moyens, mais, à travers le dialogue social. Un dialogue simple mais franc et vrai. Un discours apaisant et fédérateur, rassurant également pour les populations quant à leur sécurité et celle de leurs biens. Sans armes, ni force physique et encore moins une quelconque forme de contrainte, le soldat et la population ont échangé d’égale à égale. C’est donc cette abnégation et ce professionnalisme affichée précisément la deuxième grande métropole du Cameroun, connue comme un des épicentres de la violence, de la désobéissance et du non-respect de l’autorité établie depuis le retour de la démocratie, qui lui vaut aujourd’hui d’être la cible privilégiée des ennemis de la République. Le document non authentifié dans lequel l’officier général de l’armée camerounaise aurait demandé à l’entreprise ENEO, un don de 10 véhicules de marque (Landcruiser) afin d’assurer ses missions dans sa zone de compétence, participe finalement de la déstabilisation d’un homme qui a décidé de tourner le dos au chaos.
Frédéric ikono
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