
Ce 12 février 2026, le 23ᵉ Congrès international de l’Association africaine de l’eau et de l’assainissement (AAEA) s’est achevé au Palais des Congrès de Yaoundé. Entre démontage des stands, ultimes rencontres B2B et poignées de main prometteuses, la dernière journée a gardé la même intensité que les précédentes, dans une atmosphère mêlant satisfaction, rires et perspectives d’avenir.
En début d’après-midi, les allées du Palais des Congrès offrent une image contrastée. D’un côté, des techniciens démontent des structures métalliques, replient des kakémonos et rangent des équipements encore brillants sous les projecteurs. De l’autre, des groupes de participants prolongent les discussions, cartes de visite en main, comme pour retarder le moment du départ.
Les stands, qui ont vibré pendant quatre jours au rythme des démonstrations techniques et des échanges internationaux, commencent à se vider. Les équipes chinoises emballent maquettes et supports numériques. Des représentants français finalisent l’envoi de catalogues numériques à leurs contacts africains. Non loin, des délégations sénégalaises et ivoiriennes concluent des discussions entamées la veille autour de projets de modernisation des réseaux d’eau.
Malgré les cartons qui s’empilent, l’ambiance reste chaleureuse. Des éclats de rire fusent. On échange des accolades. On promet de « se revoir très vite ». Les derniers rendez-vous B2B s’improvisent autour d’un café. Un ingénieur camerounais confie : « Ce congrès nous a permis d’ouvrir des portes concrètes. Les discussions vont continuer après Yaoundé. »
Les organisateurs parlent d’une édition marquée par une forte participation internationale et une présence notable d’acteurs venus d’Afrique, d’Europe et d’Asie. Pendant quatre jours, les débats ont porté sur l’accès universel à l’eau potable, la gestion durable des ressources et le financement des infrastructures d’assainissement.
Ce dernier jour a aussi été celui des bilans. Certains exposants évoquent des contacts « qualifiés » et des partenariats en gestation. D’autres saluent la qualité des échanges techniques et la forte mobilisation des jeunes professionnels du secteur. « Ce n’était pas seulement une exposition, mais un véritable espace de solutions », résume un participant marocain.
Peu à peu, les lumières se tamisent. Les stands disparaissent. Les équipes quittent les lieux, valises à la main. Mais l’essentiel demeure : des projets esquissés, des collaborations amorcées et un réseau renforcé autour d’un objectif commun, améliorer durablement l’accès à l’eau et à l’assainissement en Afrique.
Clap de fin donc pour le 23ᵉ Congrès de l’AAEA. Yaoundé referme ses portes, mais les engagements pris cette semaine continueront de circuler bien au-delà des murs du Palais des Congrès.
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