
L’animateur et producteur camerounais Consty Eka est décédé ce 16 février 2026 à Abidjan, des suites d’un malaise. Figure majeure de l’audiovisuel africain, celui que beaucoup surnommaient “le Roi de la Télé” laisse derrière lui une empreinte profonde dans le journalisme culturel et l’art de l’interview.La nouvelle s’est répandue en quelques heures, laissant incrédulité et silence dans les rédactions comme sur les réseaux sociaux. Consty Eka n’est plus.
Il est décédé ce lundi 16 février 2026 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, des suites d’un malaise, selon des sources proches. D’après ces dernières, l’animateur aurait été victime d’un malaise à son bureau. De retour à son domicile, son état se serait brusquement aggravé.
Transporté d’urgence à l’hôpital, il s’est éteint quelques minutes plus tard. Avec lui disparaît bien plus qu’un animateur vedette.
Consty Eka était une signature. Une voix. Une présence. Une manière d’habiter le plateau. Dans un univers médiatique souvent dominé par le sensationnel, il avait choisi l’exigence. Sa marque de fabrique : des interviews construites, documentées, élégantes, où l’invité était mis en valeur sans complaisance. Il aimait rappeler que « la télévision n’est pas un spectacle de l’ego, mais un espace de révélation ». Et il en avait fait une ligne de conduite.
Son parcours s’est construit au fil des années, entre plateaux culturels, productions ambitieuses et rencontres marquantes avec des figures artistiques du continent. Il avait compris très tôt que la culture africaine méritait un traitement à la hauteur de sa richesse. À travers ses émissions, il a contribué à donner une visibilité nouvelle aux créateurs, musiciens, cinéastes, écrivains et entrepreneurs culturels.Ceux qui ont travaillé à ses côtés parlent d’un perfectionniste discret, exigeant d’abord envers lui-même. Il préparait ses entretiens avec minutie, relisait, annotait, reformulait. Derrière l’aisance apparente, il y avait un travail méthodique. Derrière le sourire à l’écran, une rigueur presque académique.
Pour toute une génération de jeunes journalistes et communicants, Consty Eka était un modèle. Non pas seulement pour sa notoriété, mais pour sa constance. Il incarnait une certaine idée du professionnalisme : respect du public, respect de l’invité, respect du métier.Son surnom, “le Roi de la Télé”, n’était pas qu’une formule affectueuse. Il traduisait la reconnaissance d’un public qui voyait en lui un repère dans le paysage audiovisuel africain.Aujourd’hui, les hommages affluent. Artistes, animateurs, producteurs, anonymes saluent l’homme autant que le professionnel.
Tous évoquent la même chose : une élégance, une hauteur, une manière unique de raconter l’Afrique et ses talents.Consty Eka s’en est allé, mais son empreinte demeure. Dans les archives d’émissions devenues références. Dans les vocations qu’il a suscitées. Dans cette conviction qu’il répétait souvent : la télévision peut élever, transmettre et inspirer.Le rideau est tombé. Mais la leçon, elle, reste.
Par Russel Yvan Wam’s
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