
La CAMWATER et le Centre Pasteur du Cameroun ont signé, le 2 mars 2026 à Yaoundé, une convention-cadre visant à renforcer le contrôle de la qualité de l’eau distribuée sur l’ensemble du territoire.
Un partenariat qui s’inscrit dans une logique de surveillance sanitaire plus rigoureuse et de sécurisation durable de l’eau potable au Cameroun.Dans les locaux du Centre Pasteur du Cameroun, à Yaoundé, l’ambiance est à la fois calme et technique. Des couloirs sobres, des portes de laboratoires qui s’ouvrent et se referment, des allées et venues discrètes de techniciens en blouse blanche.

Ce 2 mars 2026, c’est dans ce cadre précis, presque silencieux, que la CAMWATER et le Centre Pasteur du Cameroun ont choisi d’acter une nouvelle étape de leur collaboration. Devant les caméras et les équipes techniques, les deux institutions signent une convention-cadre qui vient renforcer un partenariat déjà existant, mais désormais élargi et structuré. L’objectif est clair : améliorer la surveillance de la qualité de l’eau distribuée au Cameroun, en s’appuyant sur une expertise scientifique indépendante et reconnue.

La cérémonie réunit le Directeur général de la CAMWATER, le Dr Blaise Moussa, et le Directeur du Centre Pasteur du Cameroun, le Dr Mirdad Kazanji. Dans les échanges, le ton est technique, mais le fond reste profondément lié au quotidien des populations. Car derrière les protocoles et les signatures, il est question d’un produit essentiel : l’eau du robinet, consommée chaque jour par des millions de personnes.Dans son intervention, la CAMWATER insiste sur une approche centrée sur la qualité et la sécurité sanitaire. Pour l’entreprise publique, l’eau ne peut être considérée comme un simple service technique. Elle est présentée comme un bien vital, soumis à des exigences strictes de contrôle. L’objectif affiché est de renforcer la confiance des consommateurs à travers des mécanismes d’analyse plus rigoureux et plus transparents. Le Centre Pasteur du Cameroun apporte, de son côté, une expertise scientifique reconnue. Laboratoire accrédité aux normes internationales ISO 17025, il est chargé d’assurer des analyses indépendantes, sans intervention dans la chaîne de production. Dans ses installations, les échantillons d’eau sont soumis à des tests précis, destinés à détecter d’éventuels contaminants microbiologiques ou chimiques.Les analyses portent notamment sur deux volets essentiels. D’un côté, le contrôle microbiologique, qui permet de vérifier la présence ou l’absence de bactéries, virus ou germes pathogènes. De l’autre, les analyses physico-chimiques, qui évaluent la composition de l’eau, notamment la présence éventuelle de substances nocives comme les métaux lourds. L’ensemble vise à garantir une eau conforme aux normes de potabilité.Au-delà de l’aspect technique, ce partenariat traduit aussi une évolution dans la gouvernance de la qualité de l’eau. En associant une structure publique de distribution et un laboratoire indépendant, les deux institutions cherchent à renforcer la crédibilité des résultats et à réduire toute suspicion sur les processus de contrôle.Sur le terrain, la question de l’eau reste sensible.

Dans plusieurs localités, les populations expriment régulièrement des attentes fortes en matière d’amélioration de la desserte et de la qualité du service. Dans ce contexte, la transparence devient un enjeu central. La mise en place d’un contrôle externe et indépendant apparaît alors comme un levier de confiance.En filigrane, cette convention s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des services publics essentiels. Elle traduit une volonté de mieux encadrer la chaîne de production de l’eau, depuis les stations de traitement jusqu’à la distribution finale.À la fin de la cérémonie, les signatures sont apposées sans solennité excessive, mais avec une portée symbolique claire. Il s’agit moins d’un événement spectaculaire que d’un engagement technique structuré, tourné vers l’efficacité.Dans les couloirs du Centre Pasteur, le travail reprend rapidement son cours. Mais pour la CAMWATER et son partenaire scientifique, cette journée marque une étape supplémentaire : celle d’un contrôle de l’eau pensé non seulement comme une obligation technique, mais comme une responsabilité sanitaire partagée.
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