
Le gouvernement camerounais, représenté par le Pr FUH CALISTUS GENTRY, et la diplomatie chinoise accordent leurs violons pour assainir l’exploitation aurifère dans la région de l’Est. Entre exigences environnementales et rigueur budgétaire, le partenariat sino-camerounais se veut désormais exemplaire.
Une diplomatie de la fermeté et de la transparence
Ce vendredi 10 avril 2026, une étape cruciale a été franchie dans la régulation du secteur minier. Le Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique (ai), le Pr FUH CALISTUS GENTRY, a reçu en audience SU ZHEYANG, Conseiller Politique de l’ambassade de Chine.

Cette rencontre fait suite à une vaste campagne de sensibilisation menée auprès des opérateurs économiques chinois installés à l’Est du pays. Le message de Pékin est sans équivoque : le gouvernement chinois soutient pleinement les efforts d’assainissement de Yaoundé et exhorte ses ressortissants au strict respect des lois locales.
Les conditions non négociables de la reprise
Le Ministre a tenu à clarifier un point essentiel : la traque à l’illégalité n’est pas une question de nationalité, mais de conformité. Pour que les suspensions d’activité soient levées, les entreprises qu’elles soient chinoises ou non doivent impérativement s’aligner sur trois piliers du Code Minier :
- Garantie Environnementale : Le versement d’une caution de 63 millions de FCFA (calculée sur la base de 3 millions de FCFA par hectare).
- Productivité Transparente : Une déclaration minimale de 5 kg d’or par mois pour toute entreprise exploitant 5 unités de production.
- Modernisation Écologique : Une transition technologique obligatoire vers le système à vase clos sous un délai de six mois.
Un partenariat stratégique sous le prisme de la loi
Si la Chine demeure un allié économique de premier plan, le Pr FUH CALISTUS GENTRY a rappelé que le principe du « gagnant-gagnant » repose avant tout sur la légalité. La restructuration du secteur artisanal semi-mécanisé n’est pas perçue comme un frein, mais comme une opportunité de pérenniser les investissements.
Un ultime sursis

Faisant preuve de pédagogie avant la phase de répression, le Ministre a accordé un délai supplémentaire d’une semaine aux autorités chinoises. Ce temps devra être mis à profit pour une ultime sensibilisation des derniers opérateurs encore en marge de la réglementation.
Passé ce délai, le gouvernement camerounais entend faire valoir toute la rigueur de la loi pour protéger les ressources nationales et l’écosystème de la région de l’Est.
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