
Alors que l’entreprise publique lance une vaste opération de branchements sociaux à Douala, une vidéo virale tente de déstabiliser l’opinion. Entre manipulation numérique et réalité de terrain, enquête sur un démenti formel.
Le spectre d’une crise fantôme
Depuis quelques heures, la toile s’enflamme. Une vidéo, massivement partagée sur les plateformes de messagerie instantanée, montre un attroupement de clients mécontents devant ce qui est présenté comme l’agence CAMWATER de Bonaberi, dans le 4e arrondissement de Douala. Cris, tension, visages fermés : l’image est forte, mais elle est fausse.
Après vérification, il apparaît que ces images sont issues d’archives et n’ont aucun lien avec l’actualité de ce mois d’avril 2026. Une manœuvre de « recyclage » de contenus bien connue des spécialistes de la désinformation pour créer un sentiment d’instabilité factice.
Le paradoxe du calendrier : Pourquoi maintenant ?
Cette tentative de manipulation n’arrive pas par hasard. Elle survient précisément au moment où la CAMWATER déploie sa « grande campagne massive de branchements ».
- Le contexte : Ce mercredi, une caravane a sillonné les rues de Bonaberi.
- L’objectif : Faciliter l’accès à l’eau potable via des procédures simplifiées.
- Le constat : Contrairement aux images de colère diffusées sur le web, le terrain a affiché une « adhésion massive » des populations locales, impatientes de régulariser leur situation.
La riposte de la Direction Générale
Face à la propagation de l’infox, le top management n’a pas tardé à réagir. Pour couper court aux rumeurs de pénurie de fournitures, la Direction a tenu à rassurer sur deux points essentiels :
- Stocks disponibles : Tout le matériel technique nécessaire pour les nouveaux branchements est sécurisé et prêt à l’emploi.
- Instruction de célérité : Le Directeur Général a émis des directives strictes pour que le délai entre la demande et la pose du compteur soit réduit au strict minimum.
Un appel à la vigilance citoyenne
Cet incident remet en lumière la fragilité de l’opinion face aux contenus non sourcés. La CAMWATER invite désormais ses abonnés à ne se fier qu’aux canaux de communication officiels et à ne pas se faire les relais d’une stratégie de déstabilisation du service public.
À Bonaberi, le calme règne et les techniciens sont à pied d’œuvre. La réalité, loin des écrans de smartphones, est celle d’un quartier qui voit son réseau d’eau potable s’étendre, un branchement à la fois.
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