
L’interruption brutale de la retransmission du discours du Pape, lors de sa réception au Palais de l’Unité, a suscité une vive polémique. Face aux critiques, l’opérateur historique CAMTEL sort du silence. Dans une mise au point musclée, l’entreprise rejette les accusations de défaillance infrastructurelle et renvoie la balle dans le camp du média public.
Un réseau « hors de cause »

Alors que les regards se tournaient instinctivement vers le fournisseur de la dorsale nationale de télécommunications, la direction de CAMTEL a tenu à rétablir sa vérité. Selon un communiqué officiel publié par l’entreprise, aucune anomalie n’a été enregistrée sur ses équipements durant l’événement.
Les données techniques extraites des systèmes de monitoring sont, d’après l’opérateur, sans appel : aucune rupture de liaison ni baisse de débit n’ont affecté la fibre optique desservant la présidence au moment fatidique.
« Aucune intervention de réparation n’a été nécessaire après l’incident, ce qui démontre que l’infrastructure était, et est restée, parfaitement opérationnelle », précise la note de l’entreprise.
Le satellite et l’internet mobile sur le banc des accusés

Pour expliquer le « noir » à l’antenne, CAMTEL soulève une hypothèse de poids : le choix des vecteurs de transmission par la CRTV. L’opérateur affirme que, pour cet événement crucial, le média public aurait privilégié des solutions alternatives plutôt que de s’appuyer exclusivement sur la robustesse de la fibre optique.
Parmi les causes probables identifiées par les experts de CAMTEL :
- L’usage de la diffusion satellitaire : Sensible aux conditions atmosphériques ou à des instabilités de pointage.
- Les systèmes de transmission par internet mobile (via des boîtiers de streaming) : Dépendants de la saturation des cellules mobiles locales.
En somme, CAMTEL suggère que c’est l’abandon du lien physique sécurisé au profit de solutions moins stables qui aurait conduit au fiasco médiatique.
Vers un audit de vérité
Déplorant des accusations jugées « hâtives et infondées », l’opérateur public ne compte pas en rester là. Afin de laver son honneur et de rassurer l’opinion publique sur la qualité de la fibre optique camerounaise, CAMTEL se dit prête à la transparence totale.
L’entreprise a officiellement manifesté sa disponibilité pour participer à un audit technique conjoint avec les autorités publiques et la CRTV. Cet examen approfondi des logs (journaux de bord techniques) des deux entités devrait permettre de situer avec précision les responsabilités de ce couac qui a entaché une cérémonie de portée internationale.
En attendant les conclusions de cette expertise, la tension reste vive entre les deux géants du secteur public, chacun campant sur ses positions techniques.
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