
À la suite de la publication des résultats officiels de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 par le Conseil Constitutionnel. Des stations services ont fait l’objet d’actes de vandalisme et de pillage. Face au prétexte de marches pacifiques ayant conduit à ces actes, le Groupement des professionnels du pétrole marque son inquiétude quant à la perte de nombreux emplois existants dans le secteur. D
Dans un message rendu public le 28 octobre, le groupement corporatiste affirme que , « les sociétés membres du GPP emploient de manière cumulée , directement ou indirectement, plus de 10 000 jeunes camerounais. Elles assurent de l’activité à des milliers de PME à travers le pays. En outre, elles versent en impôts et taxes et prélèvements divers, en moyenne 250 milliards de FCFA par à l’Etat du Cameroun. Une station-service vandalisée et pillée, c’est en moyenne 20 emplois directs détruits, et deux PME qui ferment. Des jeunes camerounais qui se retrouvent au chômage sans y être préparés ». Dans le même ton, le GPP souligne que ces sociétés « créent de la richesse pour le Cameroun, laquelle profite en premier au peuple camerounais ». À travers un minutieux fact checking des vidéos ayant circulé via les réseaux sociaux, l’on peut reconnaître les installations vandalisées de plusieurs groupes pétroliers notamment Tradex, filiale de la Société nationale des hydrocarbures (SNH) spécialisée dans la distribution des produits pétroliers; les points de vente du marketer Neptune Oil de l’homme d’affaires camerounais Antoine Ndzengue, tout comme les stations-service Bocom du milliardaire Dieudonné Bougne. Le Poisson et la Banque à la rue Près du risque d’explosivité avéré des installations de distribution des produits pétroliers, ainsi que des risques sanitaires graves auxquels s’exposent les manifestants. Les stations-service n’ont pas été la seule cible des pilleurs. À leur arc, commerces et banques ont également fait les frais. Dans la capitale économique du Cameroun, Douala, une agence du banquier français Société Générale a été détruite et vidée de certains équipements informatiques. Un peu plus loin, une chambre froide des Congelés du Cameroun – Congelcam appartenant au milliardaire camerounais Sylvestre Ngouchinghe, qui contrôle 80% du marché du poisson dans le pays, a été pillée. Si à date aucune estimation officielle des pertes n’a été rendue publique, ces actes de vandalisme pourraient conduire des milliers de Camerounais au chômage, priver le fisc d’une importante manne financière et engager les différents promoteurs vers de nouvelles dépenses dédiées à la reconstruction des infrastructures.
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