
Sous le haut patronage de la Première Dame Chantal Biya, Ambassadrice spéciale de l’ONUSIDA, les deuxièmes Journées scientifiques du Comité national de lutte contre le sida (CNLS) ont débuté ce 3 décembre 2025 au Palais des Congrès de Yaoundé. Chercheurs, médecins, partenaires techniques et organisations communautaires s’y retrouvent pour deux jours d’échanges visant à rapprocher la science des réalités du terrain. Deux jours pour faire dialoguer expertise scientifique, interventions programmatiques et financement, dans l’ambition d’accélérer la triple élimination du VIH, de la syphilis et de l’hépatite B.
Dès l’aube, l’effervescence gagnait les couloirs du Palais des Congrès. À la tribune, Madame Grâce Dion Ngute, représentante personnelle de la Première Dame, a rappelé l’importance stratégique du thème retenu : « Triple élimination du VIH, de la syphilis et de l’hépatite B : de la recherche à l’action pour le contrôle de l’épidémie ».Aux côtés de la représentante de la Première Dame, le Ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, président du CNLS, a insisté sur la nécessité d’accélérer les efforts en matière de prévention de la transmission mère-enfant. La présidence scientifique de ces journées est assurée par Pr Anne-Cécile Bissek, qui pilote un programme dense de communications et d’échanges.« Nous devons faire en sorte que les avancées scientifiques deviennent de véritables solutions pour nos communautés », a-t-elle souligné.Première journée : des interventions programmatiques au cœur des échanges
Cette première journée a été largement consacrée aux interventions programmatiques mises en œuvre avec le CNLS. Les participants ont passé en revue les progrès réalisés dans la prévention du VIH, le dépistage précoce, la prise en charge intégrée de la syphilis et de l’hépatite B, ainsi que les défis persistants sur le terrain.De nombreuses présentations orales et affichées ont permis de partager les dernières données, les innovations locales ainsi que les leçons tirées des projets communautaires. Un panel a été consacré à la transition verticale, une étape cruciale pour garantir que les services destinés aux femmes enceintes et aux nouveau-nés demeurent accessibles, intégrés et de qualité.Dans les salles comme dans les couloirs, les discussions étaient animées.
Les chercheurs confrontaient leurs analyses, tandis que les acteurs de terrain partageaient des réalités parfois difficiles, mais indispensables à la construction de réponses efficaces.Si la première journée a posé les bases scientifiques et programmatiques, la seconde s’annonce tout aussi déterminante. Elle sera axée sur :les contributions des partenaires techniques et financiers,le rôle des organisations communautaires,les enjeux de soutenabilité,et un panel très attendu consacré aux innovations en matière de financement de la lutte contre les trois infections. Cette journée à venir devrait permettre d’élargir les perspectives et d’esquisser les contours des stratégies futures, notamment en matière d’intégration des services et de renforcement des mécanismes de financement.Les acteurs espèrent que ces échanges déboucheront sur des recommandations fortes capables de renforcer la réponse nationale.
À la fin de cette première journée, les participants affichaient un optimisme prudent, nourri par la qualité des travaux présentés et la richesse des échanges. La mobilisation politique, scientifique et communautaire laisse espérer des avancées significatives dans la marche vers la triple élimination.
Alors que les projecteurs se tournent vers la journée du 4 décembre, une certitude demeure : ces Journées scientifiques 2025 sont devenues un rendez-vous stratégique, où la science et l’action se rencontrent pour sauver des vies.
Marianne Denise
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