
Face à des appels croissants de ses membres, le RDPC doit repenser ses pratiques internes. De la transparence à la participation, la discipline du parti repose sur un équilibre entre la hiérarchie et les attentes des militants. Un nouvel élan démocratique pourrait prévenir l’indiscipline et raviver la foi militante, comme l’a souligné le Président de la République.
Un cri du cœur à l’échelle nationale
Depuis plusieurs semaines, les échos d’une insatisfaction grandissante résonnent à travers le pays, du nord au sud, de l’est à l’ouest. Les militants du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) soulèvent un cri de ralliement : il est temps que la direction du parti se tourne vers sa base. La discipline qui régit le fonctionnement et l’image du parti ne peut être maintenue si les voix de ceux qui l’animent ne sont pas prises en compte.
Un appel à la transparence et à l’objectivité
Les membres de la base militante expriment un désir ardent que le jeu démocratique s’installe au sein même du parti. Ils réclament des processus transparents et objectifs lors des phases de choix de leadership. Au lieu de décisions hâtives et opaques imposées par la hiérarchie, un dialogue sincère et une consultation des militants peuvent apaiser les tensions. La confiance et l’engagement des membres ne peuvent fleurir que sur des fondations de transparence.
La base comme un pilier de la discipline
Lorsqu’un leader est choisi en accord avec la base militante, les risques de mécontentement et d’indiscipline diminuent considérablement. Les frustrations, souvent alimentées par des choix perçus comme imposés, peuvent être évitées si les candidats qui émergent réellement des préoccupations et des attentes des militants sont soutenus. Dans un climat où chacun se sent écouté et valorisé, la foi militante se renforce, tout comme la cohésion au sein du parti.
Vers un nouvel équilibre
Les défis rencontrés par le RDPC ne sont pas insurmontables. En respectant les souhaits et les équilibres qui existent entre les diverses strates du parti, la direction peut retrouver une dynamique positive. Les expériences passées ont démontré que le succès de la discipline du parti repose sur une alliance solide entre les représentants élus et la base, créant ainsi un environnement où chacun se sent acteur du projet collectif.
Conclusion : Qui vivra, verra
Comme l’a rappelé le Président de la République, « Qui vivra, verra ». Cette phrase résonne aujourd’hui comme un appel à l’action. Le RDPC se trouve à un carrefour décisif, et l’urgence d’un réajustement s’impose. Pour garantir la pérennité de ses valeurs et de ses fondations, il est essentiel de prêter une oreille attentive aux militants. Le futur du parti en dépendra, et ainsi, celui de la démocratie au Cameroun.
par Ange Michel Angouing
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