
À la tête de la Fédération Banane-Plantain du Cameroun (FBPC), Samuel Tony Obam Bikoué a décidé de mettre fin aux dérives internes. Révocations pour faute lourde, nominations ciblées, audit annoncé : le président national reprend la main et remet la filière sur ses rails institutionnels. Décryptage…
La décision est tombée le 26 décembre 2025, nette, sans fioritures. Deux responsables régionaux de la FBPC, Pascaline Anouzo’o (Centre) et Cyrille Gbapol (Est), ont été révoqués pour faute lourde, notamment pour outrage au Chef de l’État. Un motif grave qui replace la Fédération dans le strict respect de la discipline républicaine.
Dans la foulée, Samuel Tony Obam procède à un réarmement administratif avec la nomination de Anicet Marie Biloua (Centre) et Dang Clarisse (Est), chargés de restaurer l’autorité fédérale et d’assurer la continuité de l’action dans deux zones clés de production.

Autre signal fort : la récupération à Kribi des équipements remis par le MINADER lors de l’inauguration du centre d’incubation de la filière. Message clair : les biens publics ne se gèrent ni à l’ombre ni à titre personnel. Un audit de gestion est d’ailleurs annoncé, avec la perspective assumée de poursuites judiciaires si des manquements sont établis.
Un leadership qui dérange
Cette reprise en main intervient dans un contexte particulier. Samuel Tony Obam avait été cité en exemple par le Président de la République, Paul Biya, comme modèle de jeunesse engagée et responsable, lors de son adresse à la jeunesse du 10 février dernier.
Une reconnaissance présidentielle qui, de l’avis de plusieurs observateurs, lui vaut aujourd’hui une hostilité persistante, nourrie par des tentatives d’instrumentalisation de certains de ses proches pour fragiliser son action.
Malgré ces vents contraires, Samuel Tony Obam reste fidèle à une ligne patriotique, dynamique, et clairement arrimée aux orientations de l’État. En frappant du point sur la table, il rappelle une évidence : la filière banane-plantain est un levier stratégique national, pas un terrain de règlements de comptes.
Autorité assumée, cap tenu, gouvernance restaurée. À la FBPC, l’ordre vient de reprendre ses droits.
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