
Trente mois après son installation à la tête de la Commune d’Arrondissement de Yaoundé Iᵉʳ, Jean-Marie Abouna a imposé une marque celle d’une gouvernance municipale méthodique, orientée vers la stabilisation institutionnelle, la réparation sociale et la transformation progressive du cadre de vie urbain. Membre titulaire du Comité central du RDPC, l’édile inscrit son action dans une logique qu’il revendique clairement d’améliorer de manière tangible et durable le quotidien des populations.
Lorsque la nouvelle équipe municipale prend fonction, le diagnostic est sans concession.
L’administration communale est alors minée par une profonde démotivation du personnel, nourrie par l’irrégularité des salaires, l’accumulation des arriérés sociaux et une situation professionnelle souvent précaire.
Plusieurs agents travaillent depuis de longues années sous statut temporaire, sans visibilité ni sécurité sociale.
À cela s’ajoute une dette sociale lourde liée au non paiement des cotisations à la CNPS, ainsi qu’un passif financier considérable auprès de bailleurs, de fournisseurs et de partenaires techniques.
Les caisses, elles, sont exsangues.
Face à cet héritage contraignant, l’exécutif communal fait le choix d’une séquence claire d’assainir d’abord, investir ensuite.
La priorité est donnée à la remise en ordre administrative et financière, préalable indispensable à toute action de développement crédible.
Progressivement, les créances sont apurées, les relations avec les bailleurs normalisées et les bases d’une gestion plus rigoureuse posées.
Sur le plan social, l’un des chantiers majeurs concerne la dette CNPS, évaluée à plus de 367 millions de FCFA.
Un échéancier de remboursement sur onze ans est négocié et mis en œuvre, tandis que le paiement régulier des cotisations mensuelles devient effectif.
Parallèlement, les droits de 23 personnels admis à la retraite entre 2016 et 2020 sont intégralement réglés, pour un montant avoisinant 80 millions de FCFA.
Les élections des délégués du personnel sont organisées, les commissions paritaires d’avancement tenues de façon régulière et leurs effets immédiatement répercutés sur les salaires, désormais payés sans rupture.
La politique de ressources humaines est complétée par un effort soutenu de formation et de valorisation des carrières, incluant des stages de perfectionnement assortis de reclassements.
La reconnaissance du mérite devient un axe structurant, matérialisé par l’attribution de 202 médailles d’honneur du travail à 93 agents, ainsi que par la distinction des meilleurs employés et services.
L’amélioration du cadre de travail, à travers la modernisation des bureaux et des équipements, participe à cette dynamique de remobilisation interne.
Les élus municipaux ne sont pas en marge de cette approche.
Trois séminaires de formation sont organisés, à Yaoundé puis à Kribi, afin de renforcer leurs capacités.
Une assurance maladie collective est souscrite à leur bénéfice, et un mécanisme d’appui social est institué pour l’accompagnement des familles en cas de deuil, dans le strict respect des délibérations du conseil municipal.
Une fois cette base institutionnelle consolidée, la commune engage un vaste programme d’investissements structurels et infrastructurels, financés à la fois sur fonds propres, par des crédits transférés et avec l’appui de partenaires tels que le FEICOM.
Conformément aux exigences de la loi n°2019/024 du 24 décembre 2019 portant Code général de la décentralisation, l’organisation interne de la mairie est repensée afin de clarifier les responsabilités, les circuits de décision et les mécanismes de contrôle.
Sur le terrain, les réalisations s’accumulent.
En matière de voirie, plus de 17 500 mètres linéaires de routes sont aménagés, réhabilités ou reprofilés, combinant enduit bicouche, béton armé et routes en terre améliorées.
Onze ouvrages de franchissement, accompagnés de caniveaux et d’importants travaux d’assainissement, sont construits afin de sécuriser les déplacements et lutter contre les inondations.
Ces interventions touchent aussi bien Etoudi, Olembé, Emana, Nkolondom que Etoa-Meki ou Bilick.
L’éclairage public connaît une extension significative avec l’installation de plus de 2 160 lampadaires LED sur les principaux axes et dans de nombreux quartiers, renforçant la sécurité et la mobilité nocturne.
Dans le domaine de l’hydraulique, seize adductions d’eau potable sont construites et trois réhabilitées, dont plusieurs systèmes de pompage solaire dotés de superstructures métalliques et de réservoirs de grande capacité, garantissant un accès durable à l’eau dans des zones jusque-là sous-desservies.
Le secteur éducatif bénéficie de la construction et de l’équipement de six salles de classe, de blocs de latrines modernes et de la réhabilitation de plusieurs établissements.
Des bâtiments communautaires structurants voient également le jour ou sont achevés les marchés modernes d’Esseptoa et de Bilick, cercle municipal, maison des savoirs d’Etoudi, ainsi que divers équipements administratifs.
L’amélioration des conditions de travail du personnel communal se traduit par la construction d’un bâtiment annexe, l’acquisition de véhicules de service, de matériels informatiques et logistiques, ainsi que par la sécurisation et la modernisation des recettes municipales.
Les actions d’hygiène, de salubrité et d’assainissement se multiplient par la création de réceptacles à déchets, dragage des rivières, curage de dalots, opérations de balayage mécanisé, aménagements paysagers et mise en place de 65 comités de quartiers appuyés en matériel.
Sur le plan social et communautaire, la commune investit dans des infrastructures sportives, équipe des centres de santé et apporte un appui direct aux populations vulnérables, tout en soutenant les écoles primaires par des dotations pédagogiques.
En parallèle, plusieurs projets structurants sont en cours de maturation avec le FEICOM, parmi lesquels la construction d’un gymnase, d’une piscine, d’un hôtel municipal, d’un restaurant municipal, d’une salle des fêtes et d’une plateforme multisports, appelés à renforcer l’attractivité et la fonctionnalité de l’arrondissement.
À l’issue de trente mois d’exercice, l’exécutif communal se garde de tout triomphalisme.
Jean-Marie Abouna préfère invoquer la cohérence de l’action et la constance de la vision, alignée sur les orientations nationales et le programme de société du Président de la République, Son Excellence Paul Biya.
Pour lui, la crédibilité d’un mandat se mesure moins aux discours qu’aux transformations visibles et durables du cadre de vie.
À Yaoundé Iᵉʳ, la dynamique est enclenchée.
Et, à en juger par l’ampleur des chantiers engagés et des projets en gestation, elle est appelée à se poursuivre./-
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