
Le combat pour l’autosuffisance alimentaire en Afrique vient de franchir une étape institutionnelle décisive au Cameroun. Ce lundi, l’Honorable Théodore Datouo, Vice-Président de l’Assemblée Nationale (représentant le Très Honorable Cavaye Yeguié Djibril), a reçu une délégation de haut vol du Conseil Économique, Social et Culturel de l’Union Africaine (ECOSOCC-UA).
Sous la conduite de Martin Paul Mindjos Momeny, Président de la CAPEF, et en présence de Mahamat Haroun Adoum, Vice-Président de l’ECOSOCC-UA, cette audience a scellé une alliance stratégique entre le pouvoir législatif camerounais et les instances consultatives de l’Union Africaine.
Le Parlement comme Bouclier contre la Faim

Au cœur des discussions : la revitalisation du Réseau Panafricain pour la Sécurité Alimentaire, une plateforme née en 2023 mais qui appelle désormais à une phase d’action plus vigoureuse. Pour les émissaires de l’Union Africaine, le rôle des députés est central.
L’Honorable Théodore Datouo a réitéré l’engagement total de l’Assemblée Nationale à soutenir ces initiatives, rappelant que l’insécurité alimentaire, exacerbée par les dérèglements climatiques, est aujourd’hui une menace directe pour la stabilité du continent.
Trois Leviers pour une Révolution Agricole
Pour transformer les discours en résultats palpables, trois axes stratégiques ont été définis :
- Institutionnalisation du suivi : La création d’un secrétariat dédié pour coordonner les efforts entre le Parlement et l’UA, garantissant ainsi la pérennité des actions engagées.
- Formation et Expertise : Le développement de programmes de formation spécialisés pour moderniser les techniques de production et de transformation.
- Le Symbole de Binguela : La mise en avant de l’École Pratique d’Agriculture de Binguela (EPAB) comme futur pôle d’excellence régional. L’objectif est d’en faire le laboratoire de la « nouvelle agriculture » africaine, alliant savoir-faire traditionnel et innovations technologiques.
Une Synergie Régionale Porteuse d’Espoir

Cette rencontre marque une convergence de vues entre la société civile africaine (représentée par l’ECOSOCC), les organismes techniques (CAPEF) et les élus du peuple. En plaçant la formation des jeunes et la structuration institutionnelle au premier plan, le Cameroun et l’Union Africaine posent les jalons d’une résilience alimentaire qui dépasse les simples frontières nationales.
Alors que les défis climatiques se font pressants, cette dynamique de collaboration offre une feuille de route claire : passer du plaidoyer diplomatique à la mise en œuvre concrète pour nourrir durablement l’Afrique de demain.
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