
Par une double offensive réglementaire signée ce 15 avril 2026, le Ministre par intérim des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique (MINMIDT) met fin à l’opacité des exportations d’échantillons et encadre désormais strictement la création d’unités de transformation des métaux précieux.
Le secteur extractif camerounais franchit une étape décisive vers la transparence et l’industrialisation.
Sous l’impulsion du Pr. Fuh Calistus Gentry, le gouvernement vient de poser des garde-fous majeurs pour protéger les ressources minérales du pays. L’objectif est double : stopper l’hémorragie des ressources sous couvert d’analyses techniques et structurer une filière de transformation locale à forte valeur ajoutée.
Fin des « exportations déguisées » : Le contrôle des échantillons durci

Pendant longtemps, l’envoi de minerais à l’étranger pour des « tests industriels » a constitué une zone grise, facilitant parfois des sorties illégales de matières précieuses. Le premier acte réglementaire signé ce mercredi vient siffler la fin de la récréation.
Désormais, l’expédition d’échantillons est soumise à un plafonnement strict. Le Ministre instaure un protocole de suivi rigoureux :
- Quotas limités : Les volumes expédiés doivent correspondre exclusivement aux besoins réels des laboratoires.
- Certification de valeur : Chaque cargaison doit obtenir l’aval des services techniques du MINMIDT prouvant sa « valeur non commerciale ».
- Retour d’information obligatoire : Les résultats des analyses effectuées hors du pays doivent être communiqués à l’État camerounais pour enrichir la base de données géologiques nationale.

Le second volet de cette réforme concerne la valorisation locale. Le Pr. Fuh Calistus Gentry a précisé les modalités d’ouverture des unités de fusion et des ateliers de fabrication d’ouvrages en métaux précieux.
Il ne s’agit plus seulement de creuser, mais de créer une véritable chaîne de valeur sur le sol national. Les nouvelles exigences pour les promoteurs incluent :
- Conformité technique et sécuritaire : Des installations répondant aux normes internationales pour garantir la sécurité des opérations.
- Respect environnemental : Un cadre strict pour limiter l’impact écologique de la transformation.
- Création d’emplois : L’émergence de ce tissu industriel devrait favoriser le recrutement de bijoutiers et d’orfèvres qualifiés au niveau local.
Un signal fort vers la transparence
Ces mesures marquent la volonté de l’État de reprendre la main sur la gestion de son sous-sol. En renforçant la présence de l’autorité publique sur le terrain, le Pr. Fuh Calistus Gentry transforme le paysage minier en un espace régulé et transparent.
L’heure est désormais à l’application. Les brigades de contrôle ont reçu des instructions fermes pour faire respecter ces nouvelles directives sur toute l’étendue du territoire. Le message du gouvernement est clair : le secteur minier camerounais n’est plus un terrain de jeu pour les intermédiaires, mais un pilier structurant de l’émergence industrielle du pays.

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